Armurier qu'est ce que c'est?

Fabriquation d'un fusil

La fabrication d'un fusil ne peut être l'oeuvre d'une seule personne.

C'est l'association d'une quinzaine de spécialistes qui peut venir à bout de la complexité de celle-çi...

Voici les différents corps de métier indispensables pour élaborer un fusil artisanal:

Le Cannonier:

 

Comme son nom l'indique le canonnier est un fabriquant de canon.

En partant de bloc d'acier issue des métalurgies, le canonnier va concevoir le canon et pour cela, plusieurs méthodes existent:

- Les canons Damas

- Les canons forés

- Les canons martelés à froid

Une fois ébauché et selon la demande, le canonier va assembler deux, trois ou quatre canons entre eux.

Il existe également plusieurs procédés pour réaliser cette opération.

On parle alors de canon fretté,  de canon à crochet rapporté ou de canon demi-bloc.

usinage du demi-bloc

canon demi-bloc

Bouche des canons

Brasure

Contrôle

Le garnisseur:

 

Le rôle du garnisseur est d'usiner les cinq systèmes mécaniques d'un fusil appelé communément "marche", à l'exception du canon.

A l'aide de machines-outils comme le tour et la fraiseuse, il va créer en partant d'un bloc d'acier brut :

- La marche de basculage

- La marche interieure

- La marche de sureté

- La marche de verrouillage

- La marche d'éjection

Le Basculeur:

 

Le Basculage d'une arme consiste à ajuster entre elle l'ensemble canon+bascule+devant fer,

puis d'ajuster les marches de verrouillage. 

Elle se réalise à l'aide d'outils manuels comme la lime, le grattoir.

On contrôle les bonnes portées à l'aide du "noir de fumée"  (lampe à pétrole)

 

L'Equipeur:

 

Son rôle est d'ajuster afin qu'elles soient fonctionnelles les trois marches du fusil suivantes:

- la ou les marches intérieures,

- la ou les marches de sûretés et

- la ou les marches d’éjections

 Il se doit également de donner les formes extérieures définitives aux parties métalliques.

Il travaille avec des limes, des burins, des bédanes, des tarots et des filières.

 

Le monteur à Bois:

 

Le monteur à bois s'occupe d'ajuster les parties "fers" dans le bois. 

En premier, il débite d'un morceau de bois brut les gabarits à l'aide  d'une scie à ruban.

Puis il incruste la bascule, le devant fer, le canon ainsi que leurs mécanismes à l'aide  de sanguine pour contrôler les portées. Il travaille avec des ciseaux à bois, des gouges, des fraises.

Le crossier:

 

Les bois une fois montés, c'est au tour du crossier d'intervenir.

Il va littéralement donner les formes définitives aux boiseries ainsi que leurs dimensions précises en fonction des mesures du client. Il est indispensable qu'un fusil soit adapté à son propriétaire si l'on veut de bons résultats au tir.

A l'aide d'outils tels que des planes, des râpes à bois, des ciseaux et des gouges, il va façonner les formes générales, les corps, la joue, le sabot ainsi de suite... Il peut attaquer le ponçage mais traiter les bois n'est pas son rôle. 

 

Le Quadrilleur:

 

Indispensable pour un bon maintien de l'arme, le quadrillage d'une crosse et de sa longuesse se font à l'aide de petits outils. C'est une opération très délicate car non sans parler de la maîtrise du traçage et des outils, elle se pratique sur une crosse dont la finition est terminée.Autrement dit, une erreur est très vite fatale!! 

C'est un travail qui fut pendant longtemps plutôt effectué par les femmes qui ont un doigté et une maîtrise plus délicate que les hommes.

Le but étant de créer des "pointes de diamants", la quadrille doit être régulière en profondeur et symétrique. Si cette opération est bien réalisée elle ne doit pas estomper la visibilité du veinage du bois.

Il existe plusieurs types de quadrille:

- Quadrillage simple

- Quadrillage mi-fin

- Quadrillage fin ou grain de poudre

- Quadrillage écossais

- Quadrillage en écailles de poisson

Voici quelques clichés:

 

Le Graveur:

 

Si l'armurier donne vit à la matière, le graveur lui donne une âme. Le client, l'armurier et le graveur vont travailler en étroite collaboration pour obtenir une pièce unique. 

Il va travailler avec un marteau, des burins, un compas, des ciselets, des échoppes et des matoirs

De la simple personnalisation en passant par la création d'oeuvre d'art, le graveur est un artiste à part entière et il faut beaucoup d'années d'expériences pour maîtriser les différentes techniques existantes:

- Il y à la taille douce, 

- Il y à le fond creux,

- Il y a la gravure au pointillé,

- Il y à les incrustations, le damasquinage, la niellure, la ciselure et d'autres techniques plus rare

 

Le Trempeur:

 

Une fois l'arme finie et éprouvée par le "Banc d'épreuve national",

le trempeur va conférer au parties en acier toutes leurs caractéristiques techniques et esthétiques.

Pour ce faire, le trempeur va monter en température les pièces et procéder à diverses trempes successives dans des bains.

La composition de ces derniers est farouchement conservée à l'abris des regards de la concurrence et se transmet de génération en génération..

Le Bronzeur:

 

Il existe deux procédés pour réaliser le bronzage d'un canon:

- Il y a le bronzage au sel:

Après avoir polie les pièces à traiter "façon miroir", on les fait tremper dans un bac contenant de l'eau et du sel de bronzage.

Ensuite on monte la température du bain à environ 150°C et c'est ainsi que la couleur est obtenue. 

- Il y a le bronzage à la couche.

Le principe du bronzage à la couche est de créer une oxydation contrôlée des canons.

On commence par polir les pièces à traiter (opération appelée communément "achevage").

Puis on y passe une couche de liqueur de bronzage (même principe que pour la composition des bains de trempe, la recette est secrète...)

En ayant respecté une métrologie précise, on laisse le produit agir durant une douzaine d'heure.

Après quoi, on va faire tremper les pièces traitées dans un bac d'eau bouillonnante pour arrêter l'oxydation.

Ensuite, on va carder (brosser) la surcouche d'oxydation en veillant à ne pas enlever la sous-couche qui aura pris une couleur "noir de guerre" ou "bleu profond" ou "brun tabac" selon la recette..

On recommence en y passant une deuxième couche de produit que l'on va laisser oxyder une douzaine d'heure, etc, etc,  jusqu'à obtenir une dizaine de sous couche coloré superposé, ce qui donnera la couleur définitive au pièces traitées.

Le platineur:

 

 Le terme "Platine" vient du métier d'horloger, qui assemble le mécanisme d'une montre sur une platine.

Le doigté et la minutie que ce métier exige est le même que pour un platineur, qui va ajuster et monter les mécanismes sur une plaque d'acier appellé communément "Platine". 

- La plus célèbre car la plus facile à reproduire est la platine de type "Holland&Holland 3ème version".

- La plus complexe et la plus belle est celle de "Purdey" type "Beesley" avec le "self opening".

- Il en existe tant d'autres, plus sûre, plus belle, plus rare, tout ça n'est qu'affaire de goût et de couleur.

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Commentaires (1)

1. Paulo Velez 13/08/2015

Bonjour,
ce suis mecanique dans la policie national portuguese, et je veu acheté, un liquer pour faire de bronzage a froid avec sucessivs couches, e depuis de 24 heures on va metre le canon dans léaue on chaufé léau et puis o fais la polissage je fais cette etaps trois ou quatre fois e puis metre le canon dans oil, jái dejá voir a la net mais je nést trouvé pas quelque product semblable, je vous remercié si vous me pouvez aidé merci pour la atencion

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